Investisseurs
Le stock le plus périssable du commerce n’a jamais été géré.
Une chambre d’hôtel invendue ce soir est perdue — l’hôtellerie a bâti le yield management là-dessus il y a quarante ans. Un fauteuil de salon vide à 15 h est pire : il ne se reporte même pas au lendemain. Et personne, sur un marché de 230 000 établissements en France, ne le gère.
La thèse
Le marché vend de la planification depuis l’agenda papier.
Planity, Fresha, Booksy, Treatwell : la catégorie a digitalisé l’agenda — elle a changé de support, jamais de logique. Un agenda rempli longtemps à l’avance y reste le signe de bonne santé, alors que c’est la partie la plus fragile du stock : 68 % des no-shows se décident dans les dernières 24 heures, et la réservation trop anticipée en est une cause documentée.
Personne n’a posé la question du stock invendu du jour J — ni celle de la demande de dernière minute, qui n’apparaît dans aucun tableau de bord parce qu’aucun outil ne compte les clients refusées. Deux acceptations se répondent : le pro croit que « plein » veut dire « sain », le client croit que « je n’ai pas anticipé » veut dire « tant pis pour moi ». C’est un marché entier qui a fait le deuil d’un revenu.
230 000
établissements beauté en France (coiffure + instituts)
~10 Md€
de chiffre d’affaires annuel secteur
80 %
de rendez-vous pris en moins de 24 h dans certains segments (barbers, ongles)
15–25 %
de no-show sans protection — le stock fond deux fois
Pourquoi Carden
L’avance qui ne se rattrape pas : la donnée d’occupation réelle.
Des durées mesurées, pas déclarées
Chaque prestation servie chez Carden est horodatée : début et fin réels, par prestation et par professionnel. Les suites du marché fonctionnent sur des durées déclarées — leur modèle ne collecte pas cette donnée, et des années seraient nécessaires pour la constituer.
Un moteur de file rodé en production
Carden est né dans les salons sans rendez-vous — le segment où la file d’attente est le produit. Son moteur de projection tourne en production, dans de vraies salles d’attente.
Une entrée par l’extension, pas la migration
Carden se branche sur les agendas installés et récupère ce qu’ils perdent — annulations, creux de journée, demande refusée. Zéro coût de migration pour le salon, zéro affrontement frontal avec les suites installées.
Un revenu aligné sur la valeur créée
Le modèle se paie sur le créneau rattrapé — un revenu que le salon avait déjà perdu. Pas de commission sur les clients existantes : le grief n°1 documenté contre les plateformes du secteur devient notre engagement contractuel.